Printemps solitaire
Invité spécial : Attic Stories
IL EST CE QU'IL EST JUSQU'À CE QU'IL SOIT CE QU'IL EST ́T
Le temps laisse des traces et s'il guérit toutes les blessures, les cicatrices demeurent. Trop de choses se sont passées et trop de choses ont été vécues. Trop de choses ont été vues et trop de choses sont parties. Trop de choses osées et trop de choses perdues. La vie est une fumée de cigarette noire dans les poumons innocents et insoupçonnés de la jeunesse et de la naïveté. La tête est engourdie par l'ivresse des nombreuses lumières des moments qui défilent et le cœur sert, sans le savoir, de cendrier aux âmes fragiles de ceux qui sont assez courageux pour aimer. On erre dans la nuit et dans la ville et tout semble un peu étrange. A peine regarde-t-on autour de soi dans ces rues comme des tranchées de guerre que les souvenirs se bousculent dans la tête, enveloppés dans une douce mélancolie. Peu importe où vont les pensées, elles ne vous mènent pas à destination. On aspire à un moment où l'on émerge du tourbillon qui nous lance à travers la vie, une brève respiration, même si cela ne change rien. On se promène donc dans les escaliers jusqu'à une voûte scintillante et on réalise comment, pour une nuit seulement, on peut forcer la tristesse à s'absenter. Alors on se place au milieu de l'action, on se fond dans l'euphorie qui nous entoure et on danse. On ne veut que danser. C'est exactement l'esprit qui anime LONELY SPRING. LONELY SPRING ne veut pas offrir de solutions absolues à toutes les questions qui les tourmentent, eux et leur public, mais ils ouvrent aux misfits de là-bas un moment où ils peuvent se ressourcer ensemble pendant un court laps de temps. LONELY SPRING sont trois garçons qui se connaissent et font de la musique ensemble depuis l'école. À l'époque, ils travaillaient encore dans une salle de répétition d'une ville de 7000 habitants. Mais leurs rêves étaient grands et leur volonté de les réaliser était tout aussi forte. Ils voulaient changer les choses, ils voulaient que le monde change. Leurs héros leur ont prouvé que l'on pouvait tout faire si l'on se relevait toujours et que l'on élevait la voix, si l'on chantait pour le monde et pour soi-même à chaque fois que l'on se perdait. Ce faisant, LONELY SPRING arrive avec une énorme attitude pop-punk-emo. Leur musique est portée par des chœurs hymniques qui, après une seule écoute, restent à jamais gravés dans la tête. Elle est soutenue par une batterie punk et des lignes de basse entraînantes qui laissent supposer que Travis Barker et Mark Hoppus les ont jouées eux-mêmes. Le tout agrémenté d'un chant mélodique qui donne l'impression qu'Avril Lavigne et Panic ! At the Disco en regardant American Pie.